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Il est comme ça… Didier Deschamps

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S’il fallait une preuve supplémentaire que l’esprit de Mai a cessé de souffler, on la tient. Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France de football qui communiquera le 17 mai la liste des vingt-trois sélectionnés pour le Mondial, aura bientôt 50 ans, comme la « révolution ». Né le 15 octobre 1968, soit la veille de la victoire de Tommie Smith lors du 200 mètres des JO de Mexico, lequel montera ensuite sur le podium en chaussettes et le poing levé (mais, bien sûr, ça n’a rien à voir), il a déjà fait la preuve qu’il ne compte pas parmi les plus chauds partisans de l’autogestion.

Un meneur d’hommes doublé d’un tueur

Loin s’en faut. Il est vrai qu’appliquée au football hexagonal, cette dernière a montré ses limites le 20 juin 2010 à Knysna (Afrique du Sud), dans un bus climatisé d’où les joueurs refusèrent de descendre en signe de protestation. En humiliant leur coach, les Bleus ont, sans le vouloir, rétabli l’autorité de ses successeurs. On ne moufte plus chez les Bleus.

Déjà responsable de la sélection pour le Mondial brésilien en 2014 (quart de finale perdu contre l’Allemagne) et l’Euro français en 2016 (finale perdue contre le Portugal), l’entraîneur a résumé sa vision de l’autorité en 2014 dans une adresse à un joueur mécontent de ses choix : « N’inversons pas le pouvoir de décision. » En effet, dans le monde de Deschamps, les coachs coachent, les joueurs jouent. « Il est né avec de la barbe et un brassard de capitaine », disait Bixente Lizarazu de son ancien coéquipier de l’équipe de France. C’est bien sûr exagéré, mais on voit ce qu’il veut dire.

Un conseil : ne pas se fier à sa voix fluette et à son débit chantonnant dans les interviews d’après match. Le Basque aux cheveux coiffés en brosse est peut-être fringué comme un directeur de succursale de la BRED de Bayonne quand ses joueurs se sapent chez Armani, mais c’est un meneur d’hommes doublé d’un tueur. Dans son livre La Nuit des maudits (Fayard, 288 p., 18 euros), le journaliste Karim Nedjari révèle que « la Déche », son sobriquet, était déjà le Mazarin d’Aimé Jacquet quand ce dernier composait sa sélection pour l’Euro 1996. Eric Cantona, brillant mais foutraque, fut écarté.

De l’OM à la Juventus

L’équipe de France en Russie devrait donc lui ressembler, qualités et défauts compris. Une base solide et disciplinée, une ou deux individualités brillantes. Mais personne pour risquer d’ébranler le système de jeu et/ou de pouvoir. Pour Didier Deschamps, il s’agit moins de choisir les vingt-trois meilleurs footballeurs de France que d’en trouver la moitié qui acceptent de patienter sur le banc de touche, en souriant si possible en mondovision. C’est à cela qu’il mesure la qualité des hommes : leur capacité à se taire. Lui-même est une tombe.

Depuis combien de temps ne l’interroge-t-on plus sur ce qu’il pouvait savoir lorsque, capitaine de l’Olympique de Marseille en 1993, son club fut accusé d’avoir voulu corrompre des joueurs de Valenciennes pour s’assurer d’une victoire ? Qui se rappelle qu’il fut un pilier de la Juventus de Turin de 1994 à 1999, quand l’équipe italienne fut suspectée d’avoir recours au dopage ? A force de rouler des gobilles et de ne rien dire, il a fini par décourager toute curiosité. On ne se souvient que de son leitmotiv : « La victoire à tout prix ».

Lire aussi :   Football : le contrat de confiance de Didier Deschamps

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